Dans la matinée de ce mercredi 19 novembre 2025, un accord historique a vu le jour dans les locaux de la Fédération béninoise de handball (FBHB). L’organisme de formation aux métiers du numérique, Simplon Africa et la FBHB se sont dit oui autour d’un idéal commun : créer une passerelle durable entre le sport et le numérique, en offrant aux handballeurs des compétences pour leur avenir professionnel. La signature de l’accord a eu lieu en présence des représentants des deux parties ainsi que des professionnels des médias.
Ce n’est pas un secret que la FBHB est résolument engagée à travailler pour l’insertion professionnelle de ses athlètes. Et une fois encore, l’institution portée par le Président Sidikou Karimou a franchi un pas de plus vers la concrétisation de cette ambition en signant un protocole d’accord avec Simplon Africa.
Simplon Africa, le chemin de l’emploi
Grâce à cette signature d’un partenariat historique de 3 ans renouvelable, Simplon Africa, branche africaine du réseau Simplon.co, formera les différents acteurs du handball béninois au métier du numérique. Pendant 3 années, l’institution qui a déjà fait ses preuves dans 12 pays africains (Sénégal, Côte d’Ivoire, Bénin, Togo, Burkina Faso, Mali, Cameroun, Mauritanie, Guinée, Madagascar, RDC et Maroc) mettra gratuitement son expertise au service de l’instance faîtière du handball béninois pour la reconversion professionnelle des athlètes dans des filières comme : la création de contenus, le marketing digital, le développement web et mobile, les réseaux, la sécurité, l’IA et d’autres compétences numériques fondamentales. Ainsi, 40 à 60 personnes vont bénéficier du projet chaque année avec à la clé, des certifications reconnues Simplon Africa et Simplon Bénin. Les récipiendaires auront des opportunités de stage, d’alternance, de freelance voire d’emploi.

À en croire le responsable de Simplon Bénin, Eric Agondjihossou, les alumni de Simplon sont assurés de s’insérer dans la vie active. « Nous avons un taux d’insertion supérieur à 90%. C’est-à-dire quoi ? Lorsque les gens viennent se faire former à Simplon, on leur permet d’avoir un premier emploi, ou d’améliorer leur employabilité », a-t-il souligné. Avec ses quatre piliers « lutter contre la fracture numérique, améliorer l’employabilité des jeunes, susciter des vocations et favoriser l’égalité de sexe », Simplon Africa se présente comme une référence en matière de numérique.

Le directeur de Simplon Africa, Docteur Buna Kane, a insisté sur la nécessité de former le capital humain à une compétence recherchée. Pour lui, « quand on a parlé du digital, on parle beaucoup de capital humain, quelles que soient les infrastructures. Si le capital humain n’est pas formé, n’est pas accompagné, il n’y aura pas, justement, des gens pour prendre en charge ces infrastructures-là. Et Simplon se situe vraiment sur cet axe-là ».
La cible
Trois acteurs du handball béninois seront au cœur du projet. Il s’agit d’abord des jeunes handballeurs, de 16 à 30 ans, en fin de parcours scolaire, et souhaitant concilier sport et numérique. Aussi, l’accord impactera les anciens joueurs ayant entre 25 et 45 ans et voulant se reconvertir dans un domaine d’actualité comme celui du numérique. Pour améliorer la gestion des clubs, leur communication, ainsi que leur performance sportive, l’accord inclut également les encadreurs, les responsables de clubs. « Toute la famille du Handball, que ce soit les pratiquants, les anciens pratiquants ou même les encadreurs, seront d’office éligibles », a résumé Sidikou Karimou, président de la FBHB.

La cheffe du projet, Azizath Moussiliou, a remercié les représentants de Simplon Africa et Simplon Bénin d’avoir accepté de s’associer à l’initiative tout en insistant sur la nécessité d’en tirer profit. « La fédération a émis l’idée parce qu’elle voudrait aussi impacter sa communauté. Donc, Simplon nous a fait l’honneur d’accepter, de nous tendre la main, à travers tout son bagage, son expérience. Donc, pour nous, c’est une opportunité à vraiment profiter. Que cela nous aide dans notre carrière professionnelle », a-t-elle prié.

À travers cette initiative, la FBHB lance un message fort : la vie en dehors du terrain existe et il faut s’y préparer.
