C’est un scandale planétaire, le refus de visa aux sportifs. L’arbitre somalien Omar Artan, l’a vécu il y a seulement quelques jours de la part des USA. Mais souvent, c’est tout un peuple qui rumine ce revers. Comme, c’est le cas du Bénin devant le refus du visa des autorités croates à ses Beachs handballeuses. Championnes d’Afrique en titre et qualifiées pour la Coupe du monde de Beach Handball 2026, les Amazones du Bénin sont absentes à cette compétition prévue du 23 au 27 juin à Zagreb, en Croatie.
C’est comme l’histoire entre Moïse et la terre promise. Les Beachs handballeuses ne verront pas la Croatie. Ainsi en a décidé les autorités croates, qui ont opposé un refus catégorique à l’obtention de leur visa. Une décision qui suscite colère et incompréhension dans le monde sportif béninois.
Un refus de visa qui choque plus d’un car le Bénin qui devrait défendre l’Afrique n’a pas pu obtenir le feu vert des Croates. Dans un communiqué publié le 23 juin, la Fédération béninoise de Handball (FBHB) a révélé que l’équipe nationale féminine est contrainte de déclarer forfait en raison d’un avis défavorable des autorités croates concernant les demandes de visa. Et ce, malgré les démarches entreprises par la Fédération et les autorités béninoises. La FBHB a insisté sur le fait que toutes les procédures administratives ont été menées dans les délais.
Une occasion historique gâchée
Cette absence est d’autant plus scandaleuse parce que le Bénin devait participer pour la toute première fois de son histoire à une Coupe du monde de Beach Handball. Les Amazones, auréolées de leur sacre continental, avaient l’opportunité de se mesurer aux grandes nations de la discipline et de donner une visibilité internationale au sport béninois comme d’autres sports depuis quelques années. Ce rendez-vous manqué prive le pays du Président de Romuald Wadagni d’un moment historique.
Déception et solidarité
La Fédération a exprimé sa profonde déception face à cette situation, tout en réaffirmant son soutien aux joueuses et à l’encadrement technique. Pour les passionnés de sport, cette exclusion administrative est vécue comme une injustice et laisse un goût amer aux férus du sport au Bénin et dans le reste du monde.
Steve Maurice ZOUNON
