À quelques jours du Championnat d’Afrique des Nations de Beach Handball, prévu du 23 au 28 avril 2026 à Lomé, les sélections béninoises accélèrent leur préparation. Après une première phase axée sur le travail physique, place désormais au concret, sur le sable de Fidjrossè, à Cotonou.
Dans l’après-midi de ce mardi 07 avril 2026, sous un soleil bien présent, joueurs et joueuses ont enchaîné les ateliers à un rythme soutenu. Courses, enchaînements techniques, situations de jeu… le ton est donné. L’objectif est clair : être prêts, physiquement et surtout dans les pratiques propres au beach handball.

Pour le sélectionneur national masculin et point focal de la discipline, Aimé Sèbio, cette phase marque un tournant important. « On est allé dans le spécifique beach handball…On est dans la phase de l’amélioration.On est en train d’améliorer nos qualités physiques d’une part et les technologies individuelles et collectives d’autre part ainsi que les stratégies en attaque et en défense », a-t-il clarifié.

Le technicien insiste d’ailleurs sur les exigences particulières de la discipline en signalant qu’« au beach, quand vous marquez un point, ça n’avantage pas votre équipe. L’objectif, c’est de maîtriser certains gestes comme la pirouette, le 360, ou encore le kung-fu ».
Au-delà de la préparation, l’ambition est assumée. « L’objectif en partant de Cotonou, c’est de se qualifier pour la Coupe du monde », lâche sans détour Aimé Sèbio.
Sur le terrain, le message est bien passé. Le capitaine des Guépards, Simbia Sankara, se veut rassurant : « Le groupe est motivé. Les séances se passent bien. Beaucoup découvrent encore la discipline, mais on apprend vite ». Avant d’ajouter : « C’est une première participation, donc on joue sans pression. L’idée, c’est de faire un bon parcours et d’aller chercher une qualification pour le Mondial en Croatie ».
Même état d’esprit chez les Amazones. Leur capitaine, Mariama Aminata, apprécie le cadre de travail : « Franchement, tout est bien organisé. La restauration, l’hébergement, les entraînements… on est dans de bonnes conditions ». Et l’objectif est clair : « On veut aller au bout, être championnes d’Afrique ici à Lomé. »
À noter que dans les prochains jours, l’effectif va se réduire. À la date du 9 avril, un premier tri sera effectué : 13 joueurs seront retenus chez les hommes contre 17 actuellement, et 14 joueuses sur les 19 présentes en stage. Un dernier regroupement, du 10 au 14 avril, permettra de dégager les listes définitives.
La montée en puissance est donc lancée. À Lomé, la délégation beninoise ne compte pas venir touriste : elle entend bien marquer son passage.
Henri Joël KPATACLO
