Accra a vibré au rythme des 24èmes Championnats d’Afrique d’athlétisme, et le Bénin y a écrit une nouvelle page dorée de son histoire sportive. Odile Ahouanwanou, véritable icône de l’athlétisme béninois, s’est une fois de plus hissée sur le toit de l’Afrique en remportant la médaille d’or de l’heptathlon avec un total de 5309 points.

La Béninoise a devancé la Sud-Africaine Enya Roller et la Camerounaise Adèle Mafogang, décrochant ainsi son 4ème sacre continental consécutif. Une performance historique qui fait d’elle l’athlète la plus titrée du continent dans cette discipline, effaçant le record de la Ghanéenne Magaret Simpson.
Une bonne moisson béninoise à Accra
Le Bénin ne s’est pas contenté de briller grâce à Ahouanwanou. Yohan Awhansou a offert une médaille de bronze au triple saut avec une performance de 16m60. Deuxième médaille pour le pays, qui confirme sa montée en puissance à chaque participation.

Dans les courses de fond, Sylvain Azonhin s’est qualifié pour la finale du 1500m hommes, tandis que Yacoubou Tchoumon était au départ de la finale du 5000m hommes. Ce dernier a d’ailleurs amélioré son propre record national avec un chrono de 14’18, contre 14’31 auparavant.
Chez les dames, Ayadé Colette a établi un nouveau record du Bénin au 5000m avec un temps de 16’59’’80, effaçant celui de Kabiratou Nassam Alassani (17’00’’05) datant de 2016. Brigitte Tchédé a également inscrit son nom dans l’histoire en battant le record national du lancer de disque avec 44m37, surpassant la marque de Sabine Zachée (42m62) qui tenait depuis 2004.
Un peuple derrière ses champions
Ces performances traduisent la détermination des Amazones et des Guépards du Bénin à exister au milieu des géants africains. Le peuple béninois, fier et attentif, accompagne ses athlètes qui sont soutenus par la Fédération et le ministère des sports.
La Fédération Béninoise d’Athlétisme, un modèle de rigueur et de dynamisme
Sous la présidence de l’adjudant Viérin Degon, la Fédération Béninoise d’Athlétisme s’impose comme une institution exemplaire dans sa gestion. Le président et son Comité exécutif veillent à une utilisation rationnelle des subventions de l’État, garantissant que chaque franc investi contribue directement au développement des athlètes, bourses et équipements de travail.
Le suivi rigoureux des activités fédérales et le dynamisme ont permis de créer un cadre propice à l’émergence de talents comme Odile Ahouanwanou, Yohan Awhansou ( évoluant en France) ou encore Ayadé Colette.
La discipline et la transparence instaurées au sein de la fédération sont aujourd’hui des piliers qui expliquent les résultats éclatants du Bénin sur la scène africaine. La bonne méthodologie de travail favorise également l’arrivée des athlètes qui binationaux à l’instar de William Aguessy.
SMZ
