Ce vendredi 15 janvier 2026, s’est tenue, au siège du Comité national olympique sportif béninois (CNOS-BEN), une conférence de presse sur les jeux olympiques d’hiver 2026. À l’occasion de ce rendez-vous avec les hommes de la presse, le président du CNOS-BEN, Julien Minavoa, a exprimé son mécontentement sur les politiques publiques en matière de sport au Bénin.
Le 11 janvier 2026, les Béninois étaient face aux urnes pour élire leurs représentants au niveau décentralisé et parlementaire. En prélude à ces échéances électorales qui s’inscrivaient dans le cadre des élections générales de 2026, les candidats en lice ont battu campagne auprès de la population. Mais sur le terrain, et contre toute attente, le sport ne semblait pas être inscrit sur les différentes feuilles de route présentées. En tout cas, ceci d’après le Président du CNOS BEN Julien Minavoa.
Ce dernier a déclaré, en conférence de presse, n’avoir « personnellement rien remarqué par rapport à l’importance de l’ouverture du sport aux yeux de nos futurs conseillers municipaux et surtout de nos futurs maires ». Pour le président, les impératifs d’ordre sportif comme la relecture de la Charte nationale du sport paraissent être « le cadet des soucis dans nos municipalités centralisées ».
Appel à l’action
Malgré les divers problèmes que dénonce le CNOS-BEN, son président reste néanmoins optimiste. À cet effet, à l’endroit du duo présidentiel, il a formulé des recommandations pour l’essor du sport béninois afin que ce domaine soit considéré comme « un pilier fondamental de la vie de notre nation ».
Il s’agira pour les nouveaux locataires du palais de la Marina et de l’assemblée de « promouvoir textes de lois visant à assurer et à consolider les bases juridiques du sport au Bénin, d’élaborer un plan stratégique de développement du sport national qui va s’imposer à toutes les institutions, de définir une politique très précise en matière de diplomatie, de doter tous les acteurs sportifs d’élite de documents sportifs plus respectables comme les passeports de service et les passeports diplomatiques, de fixer les critères et les conditions de motivation des athlètes et autres acteurs sportifs, de faire renaître le centre médico-sportif et le Fonds national du développement du sport et créer les conditions de prise en charge des cerveaux en matière de sport », a énuméré le président Julien Minavoa.
Cette sortie du président du CNOS-BEN relance les débats sur la place du sport dans la définition des politiques publiques et sur la responsabilité quu incombe aux autorités dirigeantes.
Henri Joël KPATACLO
