Officiellement présenté mercredi soir, Habib Beye n’a pas perdu de temps. Au lendemain de la confirmation de sa nomination à la tête de l’Olympique de Marseille jusqu’en 2027, le technicien franco-sénégalais a dirigé son premier entraînement au centre Robert-Louis Dreyfus, en vue du match de vendredi face au Stade Brestois 29 (20h45).
Présenté ce jeudi après-midi lors de sa première conférence de presse, l’ancien entraîneur du Stade Rennais a livré ses premiers mots sous ses nouvelles couleurs. Sans s’attarder longuement sur l’émotion, malgré la fierté évidente de s’asseoir sur le banc de son club de cœur, Habib Beye a surtout affiché sa détermination et sa volonté immédiate de travailler.
« C’est une grande fierté, très heureux d’être ici, vous connaissez mon attachement pour ce club. C’est un très beau moment mais il faut sortir des émotions. Ça a été très bien préparé par le staff en place en début de semaine. J’ai pris contact avec le groupe, essayé d’influer ce que je peux. Mais l’impact est limité en si peu de temps. On aura le stage en Espagne pour apprendre à se connaître.
Je me suis interdit d’être dans ces émotions, je veux être dans une émotion très simple, savoir pourquoi on est là. J’ai juste pris le temps d’appeler ma maman pour lui dire. Le meilleur moment pour les émotions sera demain soir avec une victoire, c’est sur ça que je me focalise. »
Lucide sur son parcours et sur les attentes qui l’entourent, le nouvel entraîneur olympien a également tenu à rappeler la construction progressive de sa carrière et sa capacité à assumer la pression inhérente au poste.
« Je me suis construit dans le temps, j’ai pris ma première expérience en National, j’ai pris le temps d’y aller étape par étape. Je n’ai rien à prouver à qui que ce soit. Si je suis là, c’est parce que j’ai travaillé et il faut que je prouve que ce travail-là peut permettre de répondre aux objectifs.
Oui je suis prêt, je ne considère pas que l’équipe est malade, c’est une question de dynamique. Il y a une grande qualité de travail ici. C’est encore un step dans ma carrière et il faut que je l’assume, mais je n’ai aucun problème avec ça. Je me sens prêt à ça. Il faut savoir accepter cette pression. »
Juflor Vianney
