Les principaux acteurs du football béninois se sont retrouvés à Cotonou du 2 au 3 juin 2026. Dans une démarche de passionnés et de grands acteurs du football, ils ont animé un important atelier de concertation inédit pour décliner le profil idéal qu’il faut comme président à la tête de Fédération Béninoise de Football à la fin du mandat de l’actuel président Mathurin de Chacus.

Les supputations vont bon train à l’approche des élections de la Fédération Béninoise de Football (FBF), prévues en août prochain. C’est dans cette optique que les acteurs du football béninois se sont rencontrés pour définir le profil selon eux du probable futur président de la FBF. Réunis sous le thème : « Ensemble pour une gouvernance efficace et un football béninois plus ambitieux », les débats ont mis en lumière deux priorités : la continuité des réformes engagées et l’exigence d’un profil présidentiel capable de rassembler et de transformer.
Le président de Sitatunga FC, Blaise Donou, a résumé l’esprit des échanges : « Il faut obligatoirement que le prochain comité exécutif de la FBF s’inscrive dans la continuité des actions du président Mathurin de Chacus et de son comité. Parce qu’on dit souvent que qu’il reste quelque chose à faire, rien n’est encore totalement fait. »

Cette déclaration traduit la volonté des acteurs de consolider les acquis, notamment la structuration des compétitions, la percée des sélections nationales et les investissements dans les infrastructures.Un vibrant hommage a été rendu à Mathurin De Chacus, salué pour son énergie et son engagement. Sous sa présidence, le football béninois a franchi des étapes historiques : qualification des U20 féminines pour le Mondial, première victoire du Bénin en Coupe d’Afrique des Nations, et mise en place de centres de formation à N’Dali, Missérété et Lokossa.
Ces avancées constituent désormais un socle que nul ne souhaite voir fragilisé. Mais les acteurs réunis ont aussi insisté sur le profil du futur président. Le consensus est clair : il devra être un technocrate, capable de réformer la gouvernance institutionnelle, de renforcer la formation et de diversifier les sources de financement. « Nous avons besoin d’un dirigeant qui sache négocier avec l’État et les sponsors, afin que les résultats suivent », a martelé le porte-parole des participants.

La question du financement des clubs et de la rapidité des subventions étatiques a été particulièrement soulignée, tout comme la nécessité d’ouvrir davantage le football béninois aux partenariats privés. À l’issue de ces 48 heures de réflexion, aucun nom n’a été avancé, mais les critères sont désormais définis : continuité, compétence et capacité à rassembler.
Les acteurs ont convenu de poursuivre les discussions lors de prochaines sessions afin de dégager un candidat consensuel. Le football béninois se prépare ainsi à écrire une nouvelle page de son histoire. Avec une gouvernance solide et un président technocrate, les ambitions sont claires. Il faut consolider les acquis, renforcer la compétitivité et porter haut les couleurs du Bénin sur la scène africaine et internationale.
Steve Maurice ZOUNON
