Cette saison, Trabzonspor doit une grande partie de sa réussite à l’apport déterminant de plusieurs joueurs africains, devenus incontournables dans le dispositif du club turc. Entre efficacité offensive, créativité au milieu et solidité défensive, le trio formé par Paul Onuachu, Inao Oulaï et Chibuike Nwaiwu tire l’équipe vers le haut.
En attaque, Paul Onuachu réalise un exercice exceptionnel. Auteur de 18 buts en championnat après 24 journées, l’international nigérian affiche une efficacité remarquable avec seulement 21 apparitions, auxquelles s’ajoutent deux passes décisives. Sa présence physique, sa domination dans le jeu aérien et son sang-froid devant le but en font un atout majeur pour l’animation offensive. Match après match, il confirme son statut de leader offensif et de référence du championnat.
Au milieu de terrain, la révélation se nomme Inao Oulaï. À 19 ans seulement, le jeune Ivoirien s’est rapidement intégré dans la rotation et impressionne par sa maturité. En 16 rencontres de championnat, il totalise 2 buts et 4 passes décisives, mais son influence dépasse largement les chiffres. Sa capacité à accélérer le jeu, à porter le ballon vers l’avant et à harceler l’adversaire symbolise le renouveau du milieu de terrain du club.
En défense, Chibuike Nwaiwu s’est illustré dès son arrivée hivernale en provenance du Wolfsberger AC. Le défenseur polyvalent a rapidement trouvé sa place avec 2 buts et 1 passe décisive en seulement 7 matchs de championnat. Sa rigueur défensive et son apport sur phases arrêtées renforcent une arrière-garde en quête de constance.
Toujours placé derrière le leader Galatasaray avec un retard de sept points, Trabzonspor reste pleinement engagé dans la lutte pour les premières places. Porté par l’impact immédiat de ses joueurs africains, le club garde intactes ses ambitions pour la dernière ligne droite de la saison.
Juflor Vianney
