Marcellin Bocovè est le nouveau président de la Fédération Béninoise de Football après avoir récolté 76 des 79 voix lors de l’assemblée générale élective de l’institution tenue ce mardi 25 août à Missérété. Quelques heures après son élection, le président a été reçu au journal Télévisé de 20h de Bénin TV. Au cours de cet entretien, il a décliné les grands axes de sa révolution à la tête de la FBF. Le Champion vous propose ici, l’intégralité de sa sortie.
Marcelin Bocovè, bonsoir !
Bonsoir, Osias !
Merci de nous avoir accordé le privilège de vous recevoir juste après votre élection en tant que candidat unique. Vous êtes quasiment plébiscité. Quels sont vos premiers mots, les premières émotions à partager?
Bien, merci Osias de m’inviter sur votre plateau. Disons que les sentiments sont multiples en ce jour assez spécial. Fondamentalement, aujourd’hui, je peux parler de sentiments de responsabilité, mais également de reconnaissance. Reconnaissance envers la famille du football béninois pour avoir plébiscité notre liste « Ensemble Visons Plus Haut » Reconnaissance au président Mathurin de Chacus, qui vient de terminer son deuxième mandat, 8 années durant lesquelles il s’est vraiment sacrifié pour les résultats que nous avons connus dans le football béninois. Reconnaissance aussi pour les autorités gouvernementales béninoises qui ont été très solidaires de tout ce qui s’est passé dans le football béninois depuis 8 ans avec notamment la réalisation des infrastructures, avec l’augmentation des subventions et avec le soutien aux différentes équipes nationales.

Franchement, c’est une journée assez spéciale. Et quand vous êtes plébiscité avec un score aussi lourd, cela appelle aussi un sentiment de responsabilité. Responsabilité envers les acteurs qui vous ont fait confiance.
Envers la communauté du football béninois, d’une manière générale.
Absolument! Les présidents de clubs étaient là, les délégués, les joueurs, les joueuses, et tous les officiels.
Donc vous sentez le poids de cette grande responsabilité sur vos épaules. C’est plein de mérite de votre part, justement, d’être dans cet élan, cet élan de responsabilité après ce plébiscite de candidature unique. Donc c’est comme une sorte de boulevard ouvert pour que vous réalisiez vos ambitions. Quel chantier prioritaire, tout de suite et maintenant, quelle va être la révolution, les grands axes de la révolution Bocovè à la tête de la FBF?
Je voudrais d’abord souligner que le comité exécutif qui vient d’être élu, pour une première fois au Bénin, réunit quasiment toutes les tendances de notre football depuis plusieurs dizaines d’années. Nous nous retrouvons tous ensemble, et nous avons le devoir n’est-ce pas, de faire le mieux que nous pouvons. Alors, vous demandez quels sont les chantiers les plus urgents, mais je dirais que dans l’immédiat, il y a à relancer les compétitions.

Vous savez que nous sommes à l’intersaison et donc dans la limite du calendrier qui a été publié par la Fédération Béninoise de Football, nous, nous devons lancer l’ensemble des compétitions au plan national. Deuxièmement, je dirais, pour ce qui concerne les centres de formation des jeunes, nous avons aujourd’hui 3 centres de formation, l’un à N’dali, l’autre à Missérété, et le troisième à Lokossa, qui sont plus ou moins en opérationnalisation. Mais nous avons, dès le début de ce mandat, à véritablement mettre les choses à l’endroit, pour que, dorénavant, les jeunes qui rentrent dans ces centres de formation, qu’on sache quel est leur parcours? Ils rentrent comment? Ils sortent comment?

Franchement, c’est un chantier assez important qu’on peut souligner. Et enfin, vous demandez 3 chantiers, je dirais la réforme de l’administration fédérale, qui, ces dernières années a quand même souffert un peu de quelques difficultés. Nous allons travailler rapidement à mettre en place une administration fédérale opérationnelle, avec des lettres de mission, avec des plans de travail annuels. Nous sommes mobilisés autour de ça.
Beaucoup de travail à faire, beaucoup de chantiers. Des défis, vous avez envie de relever ces défis. Mais en fait, vous savez, au bout du résultat, la communauté du football, la communauté nationale, attend juste de voir les Guépards et les Amazones monter sur les podiums internationaux. Il y a eu des éclairs de génie, mais malheureusement, le plafond de verre, il ne monte quasiment jamais. Quelle va être la recette Bocovè ?
La recette, c’est ce que je disais tantôt: il faudrait qu’on renverse la pyramide. C’est-à-dire qu’on élargisse la base de la pratique du football au Bénin. Et cela passe par les centres de formation dont j’ai parlés tantôt, cela passe par la détection précoce des talents pour qu’ils soient pris en compte, pris en charge dans les centres de formation, histoire de permettre qu’à l’âge de 17, 18 ans on puisse avoir véritablement des vedettes tels que nous aimons bien les admirersur d’autres plafonds, sur d’autres terrains. Je pense que c’est par là que nous allons véritablement percer ce plafond de verre dont vous parlez, tout en continuant de travailler pour l’immédiat, parce que la formation, ça prend un certain temps, mais dans l’immédiat, nous allons essayer de voir les réformes qu’il faut mettre en place pour avoir des résultats intéressants.
Marcelin Bocovè, nous allons vous suivre à la touche, suivre vos traces, et tout le mal qu’on vous souhaite, c’est de réussir ce challenge. Merci d’être passé.
Merci à vous aussi.
Cossi Hippolyte AFFO
