À l’approche de l’élection à la Fédération béninoise de football (FBF), le climat semble s’être légèrement apaisé autour du comité sortant conduit par Mathurin de Chacus, après une dizaine de jours de fortes tractations autour de la succession.
Cette accalmie fait suite à plusieurs échanges jugés décisifs, notamment une rencontre tenue entre le président sortant, certains membres de son bureau et des délégués, ainsi qu’une autre réunion organisée dimanche dernier à son domicile, consacrée au même sujet.
Selon plusieurs indiscrétions, cette dernière rencontre aurait permis de dégager une orientation claire : celle d’une liste portée par le comité sortant, sous la conduite de son président, afin de préserver les acquis dans un esprit de continuité et de consensus.
Dans un contexte où les ambitions demeurent intactes, cette option vise à ramener la sérénité et à éviter une dispersion des forces au moment où le football béninois s’apprête à entrer dans une nouvelle ère.
Mais au fur et à mesure que le delai s’approche, une difficulté de taille retient l’attention : la conformité des candidatures aux exigences statutaires et réglementaires. Dans cette dynamique, le nom d’Atindéhou Innocent, membre du comité exécutif actuel, suscite des interrogations. Son profil, bien connu dans les cercles du football national et international, est aujourd’hui au cœur de réserves liées à sa situation disciplinaire, avec des sanctions évoquées par plusieurs sources, dont une interdiction d’exercer et une amende importante. Ce cadavre qui gît dans son placard bouge.
Et dans un processus électoral aussi sensible, la question ne se limite pas à l’expérience ou à la fidélité au groupe. Elle touche aussi à la capacité des candidats à offrir toutes les garanties morales et de crédibilité.
Pour une liste appelée à porter l’éthique selon le critère du Président Mathurin de Chacus lui-même, la moindre fragilité pourrait devenir une porte ouverte aux contestations et constituer une pièce défaillante dans l’ensemble du dispositif.
C’est pourquoi plusieurs observateurs appellent à la prudence et à la haute vigilance. Il ne s’agit pas de remettre en cause les qualités personnelles ni l’énergie du concerné, mais de rappeler qu’une transition réussie exige des choix solides, juridiquement sûrs et éthiquement maîtrisés. Dans un contexte où chaque détail peut peser lourd, il serait risqué de laisser une faille offrir un angle d’attaque aux adversaires
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Les opposants à la gouvernance sortante, en embuscade, n’attendent qu’une faille pour contre-attaquer et reprendre la main. Une candidature contestable ou contestée pourrait ainsi leur fournir un argument déterminant dans une bataille déjà âpre. À quelques semaines du scrutin, la logique du « mieux vaut prévenir que guérir » prend donc tout son sens.
Pour Mathurin de Chacus et son camp, l’enjeu sera de bâtir une liste à la fois cohérente, irréprochable et capable de rassembler. Car dans une élection où l’éthique est érigée en mot d’ordre, la moindre faiblesse dans le choix des profils pourrait compromettre le travail de plusieurs années. Entre sortie honorable où se faire un croc-en-jambe, le président sortant est face à un défi clair : éviter le faux pas de trop pour une succession apaisée.
