À quelques jours du départ pour la Pologne, les Amazones U20 affichent leurs ambitions. En conférence de presse au stade Général Mathieu Kérékou de Cotonou ce dimanche 09 août 2026, le sélectionneur Abdoulaye Ouzérou a levé un coin de voile sur l’état d’esprit du groupe, les objectifs fixés et les derniers réglages avant cette première participation historique du Bénin à une Coupe du monde féminine U20.
Les Amazones U20 veulent écrire une nouvelle page de l’histoire du football béninois. Qualifiées pour la première fois pour une phase finale de Coupe du monde féminine U20, les protégées d’Abdoulaye Ouzérou s’apprêtent à quitter Cotonou pour la France dans un premier temps, avant de rejoindre la Pologne. Avant ce départ, le sélectionneur a échangé avec les professionnels des médias sur les préparatifs et les ambitions de son équipe.
«L’objectif ne sera pas juste de participer»
Pas question pour Abdoulaye Ouzérou de présenter cette Coupe du monde comme une simple excursion. Même s’il reconnaît que le Bénin est novice à ce niveau, le technicien veut voir ses joueuses afficher de l’ambition. « L’idéal serait d’abord de penser aux trois premiers matchs, de bien les négocier et de pouvoir sortir des poules», a-t-il indiqué.
Pour le sélectionneur, le premier objectif est donc clair : franchir la phase de groupes. Une ambition qui traduit, selon lui, l’évolution du football féminin béninois. «L’objectif ne sera pas juste de participer. Il faut y aller avec des ambitions», a-t-il insisté.
Une préparation tournée vers le haut niveau
Pour permettre à son groupe de se mesurer à des adversaires de qualité, le staff technique a également travaillé sur un programme de préparation adapté aux exigences du Mondial. Ouzérou a notamment évoqué des rencontres en France ainsi que plusieurs oppositions contre des clubs et des sélections.
Les identités des adversaires n’ont pas encore été dévoilées, mais le technicien assure que l’objectif est de mettre les joueuses face à des équipes d’un niveau supérieur, afin de mieux préparer les échéances qui les attendent à partir du 5 septembre.
Le groupe béninois doit notamment composer avec l’Argentine et le Mexique, deux nations habituées à la compétition, ainsi qu’avec la Pologne, qui connaîtra elle aussi une première participation.
La vitesse offensive, une arme à exploiter
Parmi les arguments sur lesquels le Bénin compte s’appuyer figure son secteur offensif. Abdoulaye Ouzérou estime que son équipe a montré de belles qualités dans ce domaine lors des éliminatoires.
La vitesse des attaquantes constitue notamment un atout que le sélectionneur entend exploiter. Dans une compétition où les détails peuvent faire la différence, il mise sur les individualités capables de débloquer une rencontre. « On a la chance d’avoir quelques-unes devant qui n’ont pas besoin de mille occasions avant de pouvoir marquer les buts», a-t-il expliqué.
Le mental au cœur de la préparation
L’aspect psychologique n’est pas non plus négligé. Une psychologue accompagne le groupe afin d’aider les joueuses à gérer la pression et les exigences liées à cette première participation mondiale.
Pour Ouzérou, cet accompagnement est d’autant plus important à l’ère des réseaux sociaux, où les performances des jeunes joueuses peuvent rapidement être commentées et jugées.Le staff veut ainsi permettre aux Amazones de conserver leur concentration et leur sérénité avant et pendant la compétition.
Aucun souci administratif avant le départ
Sur le plan administratif, le sélectionneur se veut rassurant. Les visas ont été obtenus et les différentes formalités liées au déplacement ont été réglées.Ouzérou a salué les efforts consentis par les responsables afin d’éviter au groupe d’éventuelles difficultés au moment du départ. Pour lui, toutes les conditions sont désormais réunies pour permettre aux joueuses de se concentrer sur leur objectif sportif.
A présent, toute l’attention est tournée vers la Pologne. Pour leur première Coupe du monde, les Amazones U20 veulent dépasser le simple statut de novices. Abdoulaye Ouzérou l’a clairement annoncé : le Bénin ne veut pas seulement participer, il veut exister.
Hyppolite Affo
