Arrivés au Maroc ce mardi matin, les Guépards du Bénin ont connu un ultime changement dans leur programme de préparation pour la trêve internationale de juin. Initialement annoncés face au Soudan, ils affronteront finalement le Niger le 5 juin à 19h au stade Père Jego de Casablanca.
La seconde affiche reste inchangée. Le Bénin croisera le Togo le 9 juin à 19h au stade El Bachir. Deux tests cruciaux pour la bande remaniée de Gernot Rohr, avant le début des matchs de qualifications pour la Coupe d’Afrique des nations en septembre prochain.
Au-delà du terrain, la rencontre contre le Niger prend une dimension particulière. Elle intervient alors que les deux pays, longtemps divisés par une crise politique, ont amorcé un dégel de la crise diplomatique. La visite officielle du nouveau président béninois Romuald Wadagni à Niamey le mardi 2 juin, jour d’annonce de ce match a marqué une coïncidence des deux événements.
La programmation de ce match amical apparaît ainsi comme une coïncidence lourde de sens, ravivant l’image d’un amour retrouvé entre les deux nations.
Sur le plan sportif, ces confrontations permettront aux Guépards de tester leurs automatismes et d’intégrer les nouveaux visages du groupe. Pour Gernot Rohr, il s’agit de jauger la cohésion et la compétitivité de son équipe avant les échéances officielles. Face à des adversaires régionaux, le Bénin cherchera à afficher un visage conquérant et à renforcer la confiance de ses supporters.
Somme toute, ce rendez-vous contre le Niger dépasse le cadre du football : il incarne à la fois une répétition générale pour les Guépards et un symbole de rapprochement diplomatique entre deux peuples liés par l’histoire et désormais réunis par le sport. On peut donc conclure que c’est un match au parfum de réconciliation pour les deux pays.
Steve Maurice ZOUNON
